La structure des isotopes de bore les plus riches en neutrons

Emeline Oliveira

L’étude des noyaux à la dripline neutron nous permet d’étudier la limite de l’existence des noyaux. À cette fin, la chaîne isotopique de bore est un cas idéal car elle présente une grande variété de structures différentes, susceptible d’abriter des phénomènes exotiques.
Durant ma thèse, j’ai étudié la structure des isotopes de bore les plus riches en neutrons grâce à deux expériences réalisées au RIKEN-RIBF (Japon). Je me suis tout d’abord intéressé au 18B, un isotope non lié par émission d’un neutron, qui présente un état virtuel dont j’ai mesuré la longueur de diffusion à l’échelle du picomètre. À travers la structure du 18B, celle du 19B a également été explorée. Ce dernier est un noyau lié à halo de deux neutrons et qui peut être décrit comme un système à trois corps dans lequel la très grande longueur de diffusion du sous système 17B+n ouvre la porte à l’effet Efimov en physique nucléaire. C’est sur cette brique déjà très exotique qu’est construit le 21B, le dernier isotope connu de la chaîne, qui est un émetteur direct de deux neutrons. La dernière partie de ma thèse m’a permis d’étudier les corrélations entre les neutrons lors de sa décroissance et d’observer un phénomène inattendu dans l’émission de paires de neutrons.

10 décembre, 2025

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